Depuis quelques mois, j’ai le projet de réaliser un long voyage à vélo à travers la France. Cette année je passe à l’action et souhaite partager avec toi sur ce blog mon périple Paris – Mont Saint Michel à vélo.
Dans le premier article, je te parlais de la planification de mon voyage. Je vais aujourd’hui te dévoiler la préparation précise de mon périple.
C’est parti!
1- Mon équipement pour la Véloscénie
Avec quel vélo?

Crédit photo – Unsplash
L’une des premières questions qui m’est venue à l’esprit est évidemment de savoir avec quel monture j’allais voyager. Mais c’est l’une des réponses qui a été la plus longue à se dessiner.
J’avais plusieurs possibilités en tête:
1- Utiliser mon bon vieux VTT
2- Utiliser mon nouveau vélo de route tout neuf (ou presque) en l’équipant pour l’occasion
3- Louer un vélo auprès d’un magasin spécialisé (car je le sais, l’idéal serait un gravel voire un VTC)
En réalité, la location d’un vélo a rapidement été écartée car j’avais deux vélos à disposition: un VTT et un vélo de route.
Pour rappel la Véloscénie est composée de voies vertes et de petites routes partagées pour moitié chacune.
l’option A (ma favorite) était d’étrenner mon nouveau vélo de route en l’équipant de pneus plus larges pour encaisser les voies vertes.
Cela me permettrait d’avoir de bonnes sensations de vitesse sur route mais l’inconnue était de savoir ce qui se cache derrière le terme de voies vertes. D’après mes recherches sur les forums, certains passages sont assez accidentés. J’ai peur d’abîmer mon vélo que j’ai mis tant de temps à trouver (pénurie oblige).
L’option B était le choix de la sécurité: mon VTT que j’ai depuis plus de 10 ans. Ce n’est pas un foudre de guerre mais il est fiable et m’a accompagné dans beaucoup de trajets.
Il a l’avantage de la fiabilité sur tous les terrains et du confort par rapport au vélo de route.
En revanche, sur bitume, je me traine beaucoup plus car il est plus lourd et moins tranchant.
Après de longues tergiversations je me suis renseigné auprès de professionnels qui m’ont déconseillé d’utiliser mon vélo de route pour leur fragilité.
J’opte donc pour mon VTT et je suis quand même content.
Et qu’à cela ne tienne, je me suis procuré des roues plus fine type gravel pour gagner en vitesse.
Quel équipement?

Sais-tu que les informations sont traitées à plus de 80% par la vue? Et bien comme je pense à toi, voici mon paquetage en image ci-dessus.
En détail (un élément est manquant, où est l’intrus?):
- Des bidons car je vais avoir soif
- Un camelbak car je vais encore avoir soif mais aussi car cela permet de ranger quelques « petits » habits ou ustensiles
- 2 chambres à air de rechange car on se sait jamais ce que nous réserve ce coquin de sort
- des démonte pneus
- des rustines, tu connais
- 1 cuissard + 1 maillot pour être à l’aise (peut être vais-je l’acheter en double pour alterner)
- 1 clé multi fonction pour m’aider à dépanner la bécane en cas de coup dur
- 1 casque car la sécurité n’attend pas
- des lunettes de cyclisme pour protéger les yeux
- une pompe portative pour gonfler en toute sérénité
- Un K-way
- Une pochette à attacher derrière la selle servant à glisser les ustensiles de réparation
- un antivol
En bonus, je vais peut être étoffer mon paquetage par une mini trousse de secours (pansements, désinfectants).
Je t’épargne les quelques habits ainsi que ma trousse de toilette que je vais glisser dans mon camelbak.
2- Comment se guider sur la Véloscénie?

GPS, carte, odorat, panneaux? Comment se repérer sur la Véloscénie?
La réponse est multiple. D’abord, il faut savoir que le tracé est balisé à 98% (voir le panneau sur ce lien). Cela peut suffire. Mais je ne peux m’empêcher de penser aux 2%, et aussi au fait que je peux passer à côté d’un panneau.
J’ai tout de suite abandonné l’idée d’utiliser mon téléphone pour me guider. En 2 heures je n’aurai plus de batterie. Une bonne option était d’acheter un compteur GPS intégrant l’option de guidage mais je n’avais pas envie d’investir trop d’argent pour le moment.
J’ai regardé ma montre GPS d’un peu plus près. Et si seulement? Non je ne peux pas y croire et pourtant si! Elle est formidable, elle sait tout faire. Y compris le guidage en temps réel par GPS.
Il m’a suffi de télécharger les tracés des étapes (format GPX) sur le site de la Véloscénie et de les synchroniser sur ma montre.
Celle-ci me guide ensuite. Bon, il faut zoomer un peu mais ce n’est pas si mal. Je donnerai mon retour d’expérience après mon parcours car on ne sait jamais.
Et en cas de pépin, j’allumerai mon téléphone quelques minutes pour me remettre sur la voie.
3- Hydratation et ravitaillements

Hydratation
Commençons par l’hydratation. Point science: nous sommes constitués d’environ 60% d’eau.
Lorsque nous pédalons, nous perdons beaucoup d’eau. Je n’invente rien mais il est recommandé de boire au moins 500 ml par heure (soit un bidon) à vélo.
Comme je prévois des sorties de 5-6 heures, il me faudrait au minimum 3 litres d’eau. Mais comme je ne veux pas prendre de risques, je choisis de partir avec 4 litres sur le dos. J’en ai déjà fait l’expérience: manquer d’eau en pleine chaleur est très inquiétant (et dangereux).
Comme je n’ai qu’un emplacement de porte-bidon sur mon VTT, j’ai acheté des porte bidons avec attaches universelles afin de les accrocher via des sangles.
Je prévois de partir avec mon camelbak de 2 litres et 4 bidons de 0,5 litres. Ce sera un peu lourd mais je choisis la prudence, surtout qu’en août il est possible que j’ai chaud.
Petit conseil: au-delà de la boisson pendant l’effort il est aussi important d’avoir une bonne hydratation les jours précédents et les jours suivants.
L’alimentation
Je ne suis pas un expert dans le domaine de la nutrition sportive.
Dans mon esprit, la journée type lors de mon voyage sera de pédaler 3-4 heures le matin et 2-3 heures l’après-midi. Entre temps je compte bien m’arrêter tranquillement prendre un casse croûte dans un spot sympa. Une bonne manière de recharger les batteries.
A ce stade, je ne sais pas encore si j’achèterai ma nourriture au feeling le midi ou si je préparerai un sandwich avant le départ.
Pour éviter la fameuse fringale, je compte m’acheter quelques barres de céréales que j’ingurgiterai après une ou deux heures d’efforts.
4- Comment revenir à Paris après la Véloscénie?

La question piège, la question qui fâche mais il faut bien rentrer!
A vrai dire, la Véloscénie dans le sens Mont Saint Michel => Paris ne m’attire pas vraiment.
Je préfère progresser petit à petit vers la mer.
Pendant l’été, un train (Nomad) fait la navette quotidiennement entre Paris et le Mont Saint Michel (gare de Pontorson) pour une vingtaine d’euros.
Dans ces trains, il est possible de transporter son vélo gratuitement dans la limite des places disponibles (ce sera tout l’enjeu au départ du train).
5- Bonus film – partager mon voyage sur la Véloscénie

Depuis petit, j’adore le format vidéo que je trouve à la fois très libre, vivant et proche de la réalité (hors effets spéciaux du type Jurassic Park).
J’ai envie de filmer mon aventure pour pouvoir la faire vivre autour de moi et aussi pour en conserver le souvenir.
Je me suis procuré une petite caméra embarquée, que je vais installer sur mon beau VTT. Elle trônera sur le cadre du vélo pour filmer autant que je le pourrai. C’est-à-dire environ 2 heures par jour, soit l’autonomie de ma petite caméra.
L’objectif: monter un film sympa à mon retour que je partagerai sur ce blog, Youtube et Instagram.
Je te donnerai le lien si tu veux voir à quoi ressemble le tracé de la Véloscénie :).
6- La sécurité

Tel un oisillon qui sort de son nid, je n’ai pas l’habitude de partir aussi longtemps sur des routes que je ne connais pas. J’ai donc essayé de balayer les risques principaux.
Au secours je suis perdu
Si malgré le balisage et ma montre GPS en mode guidage j’arrive à me perdre (c’est tout à fait dans mes cordes), je peux toujours allumer mon téléphone pour me repérer. Si je n’ai pas de réseau, je rechercherai à retrouver une ville proche pour en retrouver.
Je peux aussi demander aux personnes que je croiserai.
Quoiqu’il en soit, je photographierai avant mon départ la cartographie des étapes afin de connaître les principales villes à suivre.
La blessure inopinée
En cas de petit bobo, je transporterai un désinfectant en format mini avec un ou deux cotons et des pansements. Si c’est plus sérieux j’appellerai les secours ou ma famille qui je le rappelle me rejoindra tous les soirs lors de mes villages étapes.
Aïe mon vélo est cassé
J’emporte avec moi ce qu’il faut pour mon vélo en cas de crevaison : chambres à air de rechange + rustines, et petite pompe.
J’ai aussi ma clé multi fonction qui me permettra de d’effectuer les réparations courantes.
En cas de gros dégâts, je pourrai compter sur les établissements labellisés « Accueil Vélos ». Ce sont des établissements qui se situent à moins de 5 km de la Véloscénie et qui garantissent notamment :
- la mise à disposition d’un espace pour le nettoyage des vélos
- la mise à disposition d’un abri à vélos sécurisé
- la mise à disposition d’un kit de réparation complet.
Voilà tu sais tout ou presque.
J-9 avant mon départ.
⏰Rendez-vous dans quelques jours pour mon retour d’expérience.
A très vite !
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