Je suis attiré par le triathlon depuis tout petit. A l’époque, j’avais assisté à une épreuve qui se déroulait dans ma ville et ce sport me semblait presque inaccessible. Depuis, je l’ai toujours gardé dans un coin de ma tête sans jamais passer à l’action.
En 2018, en mal de défis sportifs, je décide de m’inscrire à mon premier triathlon. Habitant la capitale, j’opte pour la simplicité et après avoir convaincu un ami, Cyril, de s’inscrire avec moi, nous voilà en route vers le triathlon de Paris 2019.
Nous choisissons le format M qui est aussi le format olympique: 1 500 mètres de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied. Nous aurions pu nous tourner vers la distance sprint qui est deux fois plus courte mais on avions envie de relever ce challenge.
De la préparation au jour de la course, je garde un excellent souvenir de cette expérience.
Dans cet article, je vais te raconter mon expérience au triathlon de Paris, qui était aussi mon premier. Si tu veux en savoir plus sur ma préparation, c’est ici.
J’espère que cet article te motivera à t’inscrire à ton premier triathlon et à te donner les informations nécessaires pour essayer ou non celui de Paris.
1- Garmin Triathlon de Paris: le parcours
La première édition s’est tenue en 1987.
A l’époque, l’épreuve de natation se déroulait dans la Seine, mais les activités nautiques y étant interdites depuis 2013, elle se déroule désormais dans le bassin de la Villette.
Si le parcours a connu de nombreuses évolutions depuis la naissance de l’épreuve, il semble que celui-ci s’est stabilisé depuis 2019 en s’installant durablement en plein cœur du parc de la Villette dans lequel se situe le village, la zone de transition et la ligne d’arrivée.
Le parcours (voir ici) commence par la natation depuis le bassin de la Villette.
Ensuite, à partir de la zone de transition au parc de la Villette, le circuit de vélo effectue une boucle qui traverse Paris dans toute sa largeur pour rejoindre le Bois de Boulogne dans l’ouest de la ville en longeant la Seine à partir de Bastille.
Enfin, la course se termine par 10 kilomètres de course à pied en effectuant un aller-retour de 2*5 km au bord du canal de l’Ourcq.
Notons que la première et la seconde transition s’effectuent au même endroit sur une zone unique. Par ailleurs, pour la partie cyclisme, le drafting (technique qui consiste à se placer les uns derrière les autres pour profiter de l’aspiration) est autorisé.
2- Garmin Triathlon de Paris: L’avant-course
J-14
Après trois mois de préparation, j’ai largement baissé le rythme des entraînements durant les deux dernières semaines pour arriver frais comme un gardon le jour J.
Je profite de cette accalmie pour effectuer mes derniers achats (gel et barre vitaminée, chambre à air de rechange) et préparer mes paquetages pour la course.
Je passe beaucoup de temps sur divers forums ou blogs à la recherche de conseils et de retours d’expériences sur le triathlon. C’est d’ailleurs ce qui m’a donné envie de raconter la mienne 🙃.
Le nombre de messages avec Cyril s’intensifient. L’échéance approche, mes discussions et mes pensées sont de plus en plus tournées vers le triathlon qui m’attend.
J-7
Les choses sérieuses approchent. J’essaie de profiter de cette semaine pour ne rien manger de trop lourd et bien dormir.
Pas de bol, c’est canicule cette semaine. Pour le repos on repassera… 😅
En tout cas je me sens prêt physiquement. Je remarque même que j’ai perdu presque 5 kilos depuis le début de ma préparation. Ce n’était pas le but mais c’est toujours ça.
Je commence à peaufiner le plan du village du triathlon et les instructions sur la course (au cas où j’aurais manqué une info).
J’anticipe aussi tout ce que je vais devoir faire le jour J sur place. Comme c’est mon premier triathlon, j’ai peur d’oublier quelque chose.
Je calcule encore et encore tous mes temps de passage pour me convaincre que le temps que je me suis fixé est atteignable.
J-1
La course c’est demain. Mais je dois encore aller récupérer mon dossard et mon vélo de location (il serait temps) au village du triathlon.
Comme c’est encore la canicule, je décide de donner rendez-vous à mon ami à 10h pour éviter les grosses chaleur. C’est pas le moment d’attraper une insolation.
Le village est au Parc de la Villette.
Arrivé sur place, je ressens de bonnes ondes: il fait beau, il y a un speaker, de la musique et je suis dans un parc au bord du joli bassin de la Villette dans lequel nous nous élancerons demain.
Il y a aussi des séances d’entraînements en groupe un peu partout sur les pelouses du parc. Personnellement je préfère ne pas dépenser trop d’énergie donc j’évite tout mouvement superflu.
Dans cette ambiance, j’ai l’impression de retomber en enfance pendant les tournois.
Première mission: récupérer le dossard
Il y a du monde mais ça avance plutôt vite car nous sommes répartis par vague (selon le niveau chronométrique estimé à l’inscription). Après quelques minutes je décroche enfin le Graal, la sacoche du triathlon 🥳.
Elle contient une puce électronique, des dossards pour chacune des disciplines, le bidon que ma mère m’avait offert à l’inscription (merci maman), un bonnet de bain et une puce électronique.
En tout cas ça prend forme, je commence à comprendre que je vais VRAIMENT participer.
Deuxième mission: récupérer le vélo

Car si j’aime les défis, je ne compte pas faire le trajet en VTT. Malgré mes efforts pour éviter la chaleur, c’est raté car j’attends pendant une heure avant de me rendre compte que je ne suis pas dans la bonne file de vélo 🙊. Heureusement, je finis par récupérer la bête. Le technicien m’aide à effectuer les réglages et je repars avec un magnifique vélo Scott + un casque.
Troisième mission: essayer le vélo
Car ça faisait 15 ans que je n’avais pas roulé avec un vélo de route. Cela me permet aussi de me dégourdir un peu les jambes avant la course. Me voilà parti au bord du canal de l’Ourcq.
Et là… Quel bonheur, ça roule tout seul (ou presque). Je suis agréablement surpris de la sensation de vitesse par rapport au VTT avec lequel je me suis entraîné. Atteindre 30 km/h me paraît presque facile (ça tombe bien c’est la vitesse moyenne que je vise).
Malgré tout je ne force pas trop, je fais quelques accélérations, j’apprivoise le guidon, je m’habitue au passage de vitesses et je teste les freins. Après ça, j’ai une envie: Sauter dans l’eau du bassin de la Villette. Mais j’aurai tout le temps pour ça le lendemain :-).
Quatrième mission: installer le vélo et le casque dans la zone de transition

C’est une obligation pour tous les participants. Je découvre donc avec plaisir l’immense zone de transition sur la pelouse. Après avoir trouvé ma place je quitte déjà mon vélo.
Petit tips: Quand il fait très chaud comme c’était le cas, il vaut mieux dégonfler légèrement les pneus de son vélo car ils risquent d’exploser avec la chaleur. C’est ce que j’ai fait, merci aux expérimentés qui nous ont conseillé.
Jour J
C’est le jour J et comme je ne suis pas matinal, j’ai mal 😭.
Ma vague de départ est à 8h20 mais il faut arriver tôt car la zone de transition n’est ouverte qu’entre 6 et 7 heures. Je veux aussi prendre un petit déjeuner plus de 2 heures avant le départ.
Bref, je me lève à 4 heures 30.
La nuit a été courte et j’ai assez mal dormi car j’étais à la fois excité et stressé à l’idée de prendre le départ.
Je ne me rappelle plus du tout de ce que j’ai mangé mais j’imagine que c’était léger. Ma principale inquiétude à ce stade était de ne pas avoir de problèmes de digestion pendant la course.
Je regarde plusieurs fois ma check list pour vérifier que je n’oublie aucune de mes affaires et je pars. Direction La Villette.
Dans le métro à cette heure-ci il n’y a pas grand monde mais je devine vite que la plupart des passagers sont des participants. L’ambiance est calme tout le monde se réveille.
A l’arrivée, je retrouve Cyril. Nous allons tout de suite sur la zone de transition pour déposer nos affaires et regonfler nos pneus. Nos petites pompes s’avèrent moyennement efficaces. Heureusement que des âmes charitables nous ont prêté leurs pompes de compétition.
Ensuite, c’est mission toilettes avant de nous rendre sur la ligne de départ.
Je ressens une certaine émulation avec toutes ces personnes dans la zone de transition. Je suis surexcité et j’ai hâte de commencer.
En revanche, il fait quand même relativement frais ce matin et j’ai du mal à m’imaginer à l’eau.
La ligne de départ n’est pas à côté, nous marchons de loooongues minutes avant de trouver la ligne de départ. En fait, nous parcourons le tracé du parcours de natation à l’envers. Au moins on peut se projeter.
En arrivant sur la zone de départ, il y a beaucoup d’agitation. L’objectif est de retrouver mon sas de départ. A ce moment j’ai la bonne surprise d’apercevoir ma femme qui est venue me faire la surprise de m’encourager.
Il me reste environ 30 minutes avant le départ et j’assiste à celui des favoris. Les favoris partent en premier. Ils sont placés sur toute la largeur du bassin les uns à côté des autres. Quand le départ est donné je suis vraiment très impressionné par la vitesse et la technique de ces premiers partants. Je mesure aussi la différence abyssale de niveau entre eux et moi 😂.
Une fois que les fauves sont passés, la pression commence à monter. Alors que j’étais plutôt confiant auparavant, je commence à me demander si je vais tenir la distance.
Pour me rassurer, je me concentre sur ce que je dois faire dans chaque épreuve et je me dis qu’il n’y a qu’à répéter ce que j’ai fait en entraînement. Ce que j’oublie volontairement, c’est que je n’ai jamais enchainé les trois.
Heureusement, je partage mon stress avec Cyril et c’est l’heure du grand départ. L’avantage sur ce triathlon, c’est qu’hormis les favoris, les concurrents partent chacun leur tour en file indienne. De quoi limiter l’effet machine à laver.
Un dernier mot d’encouragements pour Cyril, un dernier regard vers ma femme et c’est parti pour la natation.
Natation 🏊♂️
Objectif fixé: 40 minutes entièrement en brasse (mais j’espère secrètement grapiller environ deux minutes)
Je me mets à l’eau sans réfléchir et c’est parti. Je répète mes premiers mouvements de brasse comme un robot, je suis content d’y être relativement isolé pour produire mon effort.
Dès la mise à l’eau je me sens dans ma bulle. Je n’entends plus l’effervescence de la zone de départ car j’ai la tête sous l’eau. J’ai vraiment l’impression d’être seul d’un instant à l’autre.
Les sensations sont assez bonnes, le seul problème est la visibilité. En piscine, on voit presque tout mais dans le bassin de la Villette l’eau n’est pas transparente (les Seychelles c’est pour plus tard). La seule chose que je vois quand j’ai la tête sous l’eau ce sont les algues. Il y en a énormément dans l’eau et je m’emmêle dedans régulièrement.
Hormis ces petits tracas tout se passe bien. Je n’ai pas le temps de regarder ma montre mais j’ai le sentiment d’être dans le rythme.
Petit à petit je trouve le temps long, je ne suis pas vraiment essoufflé mais je sens que je perds de l’énergie. Et je découvre la natation en eau libre. C’est vraiment surprenant de ne pas pouvoir prendre appui à chaque longueur. A ce moment, j’ai hâte d’arriver au vélo.
Je me reconcentre car il reste encore du chemin.
Même si je suis en brasse, je suis agréablement surpris de doubler des nageurs qui sont en crawl. On me double aussi évidemment mais ça me donne du courage.
Plus on arrive vers l’arrivée, plus la tension monte. La densité de nageurs est de plus en plus élevée, d’autant plus qu’on commence à croiser la route des triathlètes « Sprint » qui partent à 500 mètres de l’arrivée.
Je commence à prendre et à donner (involontairement bien sûr) de plus en plus de coups mais je reste concentré. L’arrivée est longue car nous sommes nombreux à vouloir monter sur la plateforme d’arrivée.
En sortant de l’eau j’arrête le chrono de ma montre et je suis le troupeau pour aller vers la zone de transition.
Chrono final: 39’44 » Objectif atteint mais de justesse, je m’attendais à un peu mieux mais j’ai hâte de voir la suite 👌.
Transition 1
C’est la première fois que je cours après avoir nagé. Et je suis assez surpris par la sensation, j’ai l’impression que les jambes sont un peu lourdes. En revanche je me sens assez euphorique. Je fais attention à ne pas m’emballer et je ne cours pas trop vite car la route est encore longue.
Il faut parcourir plusieurs centaines de mètres pour arriver à la zone de transition puis à mon emplacement.
Je sèche mes pieds, j’enfile mes baskets, mon casque et je pars avec mon vélo à la main.
En partant j’aperçois mon pote Cyril. Je suis surpris de le voir car la natation était son point faible. Je suis content pour lui mais ça me met un coup de pression.
Il faut attendre de sortir de la zone de transition pour enfourcher la bécane. Pour courir avec son vélo à côté, je trouve que la meilleure stratégie est de le tenir par la potence.
J’arrive presque au départ mais là c’est le drame… J’ai oublié de mettre ma ceinture porte-dossard. Je pose mon vélo et repars en sprint jusqu’à mon emplacement, j’enfile la ceinture et je retourne au vélo.
J’ai perdu environ 2-3 minutes dans cette histoire mais j’ai surtout perdu beaucoup d’énergie à sprinter. A ce moment je m’en veux beaucoup.
Cyclisme 🚴
Objectif fixé: 1h20 soit 40 km à 30km/h
Ce n’est pas l’idéal pour un départ à vélo. Quand j’enfourche celui-ci, je suis encore un peu sous le choc, je démarre ma montre et j’essaie de me calmer.
Le départ est un peu sinueux donc je n’appuie pas trop sur les jambes et j’en profite pour faire redescendre mon rythme cardiaque.
Petit à petit, je prends la mesure de mon engin, et j’essaie de trouver mon allure de 30km/h.
Même si ce n’est pas évident avec tous les virages, c’est tellement rare de n’avoir aucun feu rouge ni circulation dans à Paris que cela me paraît presque facile.
Le drafting est autorisé mais comme je n’en ai jamais fait, je préfère rester seul en mode contre-la-montre. Très vite, je trouve mes marques. Je me fais doubler, je redouble, etc… La difficulté est de doser mon effort. Je sens que je pourrais aller plus vite mais je sais qu’il faut garder de l’énergie pour la suite donc je m’oblige à rester dans l’allure que je me suis fixée. Mais c’est très frustrant de se faire dépasser par des pelotons 😬.
Je prends énormément de plaisir sur ce parcours. C’est grisant d’avoir cette sensation de vitesse sur un si beau tracé dans Paris sans circulation. Je me sen vraiment privilégié à ce moment-là.
Nous arrivons à l’Hippodrome de Longchamp et je sens que c’est le terrain de jeu de beaucoup des cyclistes car l’allure est vive. Il y a du monde, ça frotte un peu. A la sortie il y a un long faux plat montant qui casse bien les pattes. Là je force un peu plus pour ne pas me faire doubler par trop de monde. Puis c’est reparti en sens inverse pour retourner vers la zone de transition.
L’épreuve se passe bien pour moi. En revanche, si je suis dans les temps, je relance de plus en plus mon allure. J’ai du mal à rester à la même vitesse. J’essaie donc de me trouver un lièvre qui roule à peu près à ma vitesse. Non pas pour profiter de l’aspiration mais pour avoir une allure plus stable. Je finis donc le parcours avec les mêmes têtes qui reviennent régulièrement.
Et surtout je profite, c’est la première fois que je fais du vélo en compétition.
Je suis content: même si je sens que les jambes travaillent, j’ai encore de l’énergie et je ne me sens pas épuisé.
Je suis confiant pour la suite, je commence à y croire.
D’ailleurs je n’oublie de boire régulièrement.
Les derniers kilomètres sont un peu plus longs et sinueux pour rejoindre la Villette.
Pour les 3 derniers kilomètres, je ralentis volontairement ma vitesse pour reposer mes jambes et les préparer à la transition pour la course à pied.
La fin du parcours arrive un peu brutalement. Il faut descendre du vélo dès qu’on passe la ligne.
Chrono final: 1h21 mais avec une allure de 30,15 km/h => Le parcours faisait un peu plus de 40 km =>Objectif atteint 👌.
Transition 2
Cette transition est longue car nous sommes beaucoup de cyclistes à trottiner avec notre vélo sous la main. C’est difficile de doubler.
On commence déjà la course à pied. J’anticipe mentalement la transition pour ne pas faire d’erreur cette fois-ci.
En arrivant dans la zone de transition, je pose mon vélo, je remplace mon casque par ma casquette, je bois un coup, j’avale un gel et je repars.
J’ai choisi de rouler avec mes chaussures de running donc je gagne un peu de temps cette fois (pas folle la guêpe). Un petit tour aux toilettes pour être à l’aise (quelle chance d’être un garçon) et je pars pour la course à pied.
Transition plutôt réussie.
Course à pied 🏃♂️
Objectif fixé: 50 minutes pour 10 km
Me voilà sur l’épreuve que je maîtrise le plus. En revanche, je n’ai jamais couru après deux heures d’effort et deux sports différents. Je n’ai donc aucune référence et je sais que les 5 minutes au kilomètre vont être difficiles à tenir.
Au départ, je me sens euphorique. Je fais des relances rapides et même si je ressens des sensations bizarres dans les jambes, je ne me sens pas essoufflé donc je fonce. Sans m’en rendre compte je pars sur des bases de 4 minutes 45 par kilomètres sur le premier quart du parcours.
Comme je ne me sens pas en danger en course à pied, je perds en prudence. Je me sens grisé de doubler beaucoup de participants. Je reconnais d’ailleurs beaucoup de participants qui m’avaient dépassé en vélo.
Mais au quatrième kilomètre, la fatigue me rattrape. Je sens que les foulées sont de plus en plus difficiles et je commence à souffrir de la chaleur.
En plus, je me rends compte que le tracé va être compliqué. Il s’agit d’une grande ligne droite le long du canal de l’Ourcq. Et c’est un aller-retour donc nous partageons la route avec les participants en sens inverse. Mentalement c’est très difficile. D’autant plus que la route est très étroite. Il faut se faufiler pour doubler donc cela demande de l’énergie à chaque fois.
J’attends donc le demi-tour synonyme d’arrivée à mi-parcours avec une très grande impatience. Cela me semble extrêmement long. J’envie les personnes en sens inverse. D’ailleurs, à voir leurs visages marqués je me dis que le chemin est encore long.
J’ai très chaud, il fait plus de 30 degrés avec un vent nul et surtout j’ai extrêmement soif.
Arrivé à mi-chemin, c’est un coup de massue. Il n’y a pas de ravitaillement. Moi qui pensais me rafraichir je peste contre l’organisation sur le moment et je ne suis pas le seul.
Surtout, j’ai vraiment peur de ne pas réussir à terminer. Ma vitesse baisse kilomètre par kilomètre et je souffre énormément de la chaleur et du manque d’eau.
Je croise mon pote Cyril qui doit est environ 5 minutes derrière. Lui aussi est dans le dur. On s’encourage comme on peut.
Chaque mètre est une souffrance maintenant. Je ne cherche plus à regarder mon chrono, je veux juste terminer la course.
A environ 2-3 kilomètres de l’arrivée, j’arrive enfin au ravitaillement et j’en profite pour avaler de l’eau et m’en verser sur la tête.
Les deux derniers kilomètres sont vraiment un calvaire, j’ai même peur de faire un malaise. Honnêtement je ne crois pas avoir déjà été autant en souffrance de ma vie.
Je serre les dents. Je reprends un peu de poil de la bête lorsque je traverse le pont pour rejoindre l’autre côté de la rive, synonyme d’arrivée proche.
Sur la fin du parcours nous sommes moins serrés avec les autres participants, on respire mieux.
Je m’accroche sur le dernier kilomètre, mon cœur accélère en entendant le speaker à l’arrivée. Je sais que je vais la passer.
Malgré la fatigue, je ne peux pas m’empêcher de sprinter sur la dernière ligne droite.
Chrono final: 52’32 » => Objectif manqué mais je suis fier et agréablement surpris par le chrono au regard des sensations 🤙.
Arrivée
Je suis super heureux en passant cette ligne et je suis aussi très fier d’avoir réussi. Je reçois ma médaille et j’aperçois ma femme qui me félicite, je passe un beau moment.
En revanche, j’ai beaucoup de mal à reprendre mon souffle et mes esprits. Avec le recul je pense avoir eu une fringale (ou quelque chose comme ça).
J’avale la quasi totalité d’une bouteille d’eau et je me dirige vers la zone de transition pour vider mon box.
Finalement, je termine en 3 heures et 4 minutes. C’est un peu plus que l’objectif des 3 heures mais je suis pleinement satisfait et je me dis que les transitions auraient pu changer la donne car j’y ai quand même passé 11 minutes (mais j’étais déjà très lent dans le vestiaire étant petit).
Bilan du triathlon de Paris
Je pense que le triathlon de Paris est adapté pour débuter sur cette discipline car le parcours est assez roulant, le départ échelonné en natation permet de se mettre en confiance en douceur, il y a peu de courant dans le bassin et la zone de transition unique facilite la logistique. D’après ce que j’ai lu sur des forums, le niveau serait globalement « accessible » pour les débutants par rapport à des triathlons plus élitistes (mais je ne peux pas en juger personnellement).
Je garderai un super souvenir du triathlon de Paris (mis à part le manque d’eau sur la CAP 🥵). J’ai particulièrement apprécié la partie vélo très agréable le long de la Seine, un peu moins la course à pied avec un aller-retour assez déprimant moralement.
J’ai trouvé le triathlon de Paris très bien organisé le jour J mais aussi avant avec l’envoi régulier d’infos pratiques par mail. Il est aussi très accessible surtout quand on habite la région.
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